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Le CNES estime la mobilisation pour la grève satisfaisante à Sétif

lundi 22 octobre 2007, écrit par : A. Benyelles, La Tribune, mis en ligne par : Boutebna N.

C’est aujourd’hui lundi que prend fin le mouvement de grève de trois jours décrété par les représentants du Conseil national des enseignants du supérieur (CNES). Plus de 150 enseignants parmi les quelque 1 145 que compte l’université Ferhat Abbas de Sétif ont répondu favorablement à l’assemblée générale tenue au premier jour de l’appel lancé par le syndicat autonome. Cette montée au créneau des enseignants est motivée, rappelons-le, par les revendications socioprofessionnelles, dont le rejet de la nouvelle grille des salaires qui a été élaborée, selon le CNES, en dehors de la consultation des véritables partenaires sociaux parmi le corps des enseignants. Malgré la faible mobilisation de l’université de Sétif, « eu égard aux conditions de retard de l’entame des cours » de la nouvelle année universitaire, le CNES de Sétif compte, à travers l’importante mobilisation des enseignants observée à travers les autres campus du pays, contraindre les pouvoirs publics à honorer les engagements pris envers eux. Selon les représentants syndicaux, le recours à un mouvement de débrayage est la seule alternative pour crier haut et fort le mécontentement contre la nouvelle grille des salaires de la fonction publique. « Une grille des salaires qui n’a pas été à la hauteur des aspirations des enseignants malgré une valorisation conséquente du salaire de base », déclare-t-on mais « au détriment de deux importantes indemnités [ISS et ICR] acquises et valorisées au prix d’un long combat », tient à signaler le responsable du CNES de Sétif. Ce débrayage auquel a appelé le CNES est le moyen d’« arracher » un régime indemnitaire en mesure de réparer l’injustice commise envers les enseignants universitaires. Si les responsables de la section syndicale du CNES étaient satisfaits des résultats des deux journées de grève, certains enseignants soulignent, par contre, le recul du syndicat autonome cette année suite aux remous enregistrés au cours de l’année universitaire précédente, et caractérisés par la scission en deux groupes des syndicalistes, témoigne-t-on.

Si le départ du leader reconnu des syndicalistes de Sétif Boukaroura au bureau national à Alger, est appréhendé par certains comme un risque de fléchissement de l’activité syndicale future au niveau de l’université Ferhat Abbas, d’autres déclarent, au contraire : « Nous sommes très satisfaits du taux de suivi et nous avons atteint les objectifs de la grève. » Rappelons que, dès le premier jour de grève, au cours de l’assemblée générale, les enseignants ont partagé le même avis sur l’analyse du contenu de la nouvelle grille. Ils ont dressé à cette occasion un tableau critique en affirmant que celle-ci est intervenue « à l’encontre des espérances des enseignants universitaires ». Les enseignants qualifient les nouvelles mesures de « replâtrage ». Enfin, à l’occasion du rassemblement des enseignants, ceux-ci citent le retard accusé en matière de rentrée universitaire parmi le « marasme » que vit l’université.


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7 commentaire(s) publié(s)
Commentaire n°6424 :
Il faut que vous compreniez une chose, nos dirigeants estiment que l’Algérie n’a pas besoin d’Université. Et selon eux ce que perçoivent nos chers enseignants universitaires est laaaaaaargement supérieur à ce qu’ils méritent. Effectivement, l’Université algérienne n’a jamais joué son rôle au sein de la société, ce n’est pas parceque les enseignants ne le veulent pas, mais c’est plutot notre pouvoir qui ne le veut pas. La preuve en ai que Notre Pays a pris de grands virages depuis 1962 et aucun moment l’Université a été partie prenante et elle n’a jamais eté invitée à une quelconque participation. Regardez ce qui se passent dans les pays qui considerent la science et l’Université, tout passe par la recherche et l’Université et ce n’est malheureusement pas le cas dans notre cher Pays. Ceci dit, il ne faut pas omettre de dire que les enseignants sont les principaux fautifs dans cette histoire, puisque ce n’est que maintenant qu’ils parlent de statut de l’enseignant et statut de l’université, parceque pour moi, c’est (...)
justice :
une greve apres six mois de repos,c’est vraiment ridicule.travaillez,prenez de la peine et apres reposez vous.vu le nombre d’heures que vous bossez le long de l’anneé,je dirais que vous etes les mieux payés au monde et croyez moi je n’éxagere pas.parlez un peu pédagogie pour faire un peu sérieux.l’université est devenue la vache a traire.demandez aux enseignants qui sont partis tenter leur chance a l’etranger ils ont trouvé un taureau et ils sont revenus.sans rancune.soyez plus discrets et laissez les pauvres smicards.
le miroir :
Je pense qu’on ne mérite pas encore cette augmentation de salaires. Le rendement, la compétence, le civisme, le sens de résponsabilité, etc... font que l’enseignent universiatire algérien n’a de rapport avec l’enseignement et pire encore avec la recherche qu’avec le nom. Soyons sincères, et rien n’est acquit sans sacrifice, et le prix pour nous est connu seulement on n’a pas le courage de le dire.
Commentaire n°6437 :
AUTREFOIS LE NIVEAU EDUCATIF ET UNIVERSITAIRE ETAIT NIVEAU TERRE , ACTUELLEMENT IL EST NIVEAU VER DE TERRE . C’EST INVERSEMENT PROPORTIONNELLE .
Commentaire n°6575 :
typiquement algérien : n´bi3ou ghali, ou revendiquer beaucoup et donner très peu, sacré mentaité qui mène le pays au ridicule. Messieurs, commencez par relever le niveau de l´université et peu de pudeur SVP !
M.A citoyen :
Pourquoi aujourd’hui le niveau scolaire a connu un déclin vertigineux et qui ne cesse de continuer dans la déscente. Allez voir le niveau des ingénieurs, Médecins,Avocats, Notaires etc... n’arrivent même pas tenir une discution digne de son nom ou bien voir leur erreure en orthografe.
Commentaire n°7043 :
Après 47 ans d’indépendance on se compte qu’on ne produit rien ! On préfère importer tout (y compris de la drogue) en conteneur pour blanchir de l’argent mal acquis ! On n’a pas besoins de lutter contre le chômage. Nos jeunes ont compris que l’Algérie n’est pour eux. Au péril de leur vie, ils empruntent des barques pour traverser la mer et fuir le pays. Les décideurs monopolisent l’économie, le commerce extérieur et les sacs des pétrodollars qu’ils se partagent en cercle restreint. Ils ne pensent même pas à l’après pétrole. Dans ces conditions, on n’a pas besoin de l’université pour créer des richesses. On pourrait même la fermer comme l’a suggéré un de nos immuables ministres, ça permettrait de réduire la masse du peu d’impôt que l’état arrache péniblement aux fraudeurs. Pour nos responsables, l’université est une garderie pour jeunes adultes et les enseignants ne sont que des parasites chahuteurs qu’il faut mâter pour empêcher les autres prolétaires de revendiquer leurs droits. En l’absence d’une vraie démocratie, (...)

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