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Le SOS d’une association

samedi 2 juillet 2005, écrit par : Nedj

En dépit de l’ostracisme et de l’indifférence des décideurs des Hauts-Plateaux sétifiens, l’Association des parents d’infirmes moteurs d’origine cérébrale (APIMC) lutte contre vents et marées rien que pour rendre la vie un peu plus facile aux 500 enfants infirmes qui ont bénéficié depuis la création de l’Apimc en 1990 d’un suivi médico-social et de séances de kinésithérapie et d’orthophonie.

Les parents ayant été, faut-il le rappeler, lâchés par la société, ont reçu conseils et soutien de l’association. Cette indifférence s’apparentant à une mise en quarantaine, ne disant pas son nom, n’a pas pour autant altéré l’ardeur et la volonté de l’association ayant ouvert en mars 2000 un centre de jour fonctionnant avec une équipe pluridisciplinaire (trois éducatrices spécialisées, trois orthophonistes, un psychologue, un psychopédagogue et une secrétaire). Cette structure accueille actuellement 26 enfants, et ce, pour une réadaptation fonctionnelle (orthophonie, ergothérapie, psychomotricité, kinésithérapie) et une initiation scolaire et informatique. Le titanesque travail réalisé par un groupe payé au SMIG a permis à 25 enfants d’intégrer un établissement scolaire dans leurs quartiers respectifs. Néanmoins, l’aide financière de la CNAS, qui demeure au stade de promesses, n’arrange donc guère les affaires de l’association, dont les finances sont au rouge. La maigre subvention 500 000 DA, octroyée en janvier dernier par le ministère de la Solidarité nationale, et qui servait comme budget propre aux mensualités de l’équipe psychopédagogique, est épuisée. L’APIMC ne subsiste actuellement que grâce aux cotisations des adhérents et aux dons des amis. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, le véhicule datant de 1981 est constamment en panne. Les parents qui méritent tous les honneurs, eu égard aux sacrifices consentis pour élever des enfants lourds, expliquent mal l’indifférence des pouvoirs publics qui ne font pas l’effort nécessaire pour leur venir en aide. « Ma difficile situation financière ne me permet pas de prendre convenablement en charge ma petite fille. Il m’est le plus souvent impossible de lui procurer des médicaments indispensables », nous confie non sans amertume Djamel S., qui a tenu à nous faire part de la galère des nombreuses familles des IMC, esseulées dans la souffrance...

Nabil Leulmi, Source : El Watan


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