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Infrastructure hydraulique à Sétif

1,2 milliard de dinars pour... l’eau
mardi 18 octobre 2005, écrit par : Boutebna N.

L’épineux problème d’eau, qui inquiète les ménages de la wilaya de Sétif qui n’arrivent toujours pas à étancher leur soif, est d’après M. Amroun, le directeur de la zone, une des priorités des pouvoirs publics, décidés à mettre le paquet pour diminuer les pertes qui dépassent les 40% et arriver à partir du premier trimestre 2006 à fournir de l’eau H 24, aussi bien pour une bonne partie des wilayas de Sétif et Bordj Bou Arréridj alimentées par le barrage de Aïn Zada.
Cette infrastructure, d’une contenance de 125 millions de mètres cubes, ne produit actuellement que 900 l/s. Avec l’installation d’une deuxième station de traitement, la production atteindra vers le premier semestre 2006, 1800 l/s. Pour cet effet, une enveloppe de 1,2 milliard de dinars a été dégagée par la wilaya de BBA, sachant que la structure en question est implantée à l’intérieur de son territoire. Il faut souligner que le renforcement de la production rentre dans le cadre du plan quinquennal. Notons à toute fin utile que le barrage dispose actuellement d’un stock de 75 millions de mètres cubes, l’équivalent de la consommation de trois années. L’augmentation de la production atténuera les problèmes de distribution d’eau, dont souffrent les deux wilayas, Sétif particulièrement. Cette agglomération de plus de 300 000 habitants reçoit actuellement 62 000 m3/j, alors que ses besoins sont de l’ordre de 90 000 m3/j. Le déficit qui est de 30 000 m3/j sera une fois la station précitée achevée largement comblé. L’étude du bureau français Safej, engagé pour l’amélioration de la distribution d’une matière aussi stratégique, verse dans la même optique. Cette étude prendra en considération l’extension urbanistique et l’aspect démographique des prochaines décennies d’une cité en perpétuelle expansion. Toujours, selon le directeur de la zone, la rénovation des vétustes conduites en acier galvanisé, ou sous dimensionnées occasionnant une perte sèche de plus de 46% de la production, est en cours. Pour réduire les pertes pouvant engendrer des maladies à transmission hydrique (MTH), la réhabilitation du réseau de la capitale des Hauts-Plateaux est à un stade avancé. Cette opération qui touche dans un premier temps 26 cités et 30 autres dans un second, coûtera au trésor public 500 millions de dinars. Le plastique (PEHD), d’une durée de vie de plus de cinquante ans, prendra la place des mauvaises canalisations sources de centaines de contaminations enregistrées ces dernières années à Sétif. « De gros efforts sont actuellement consentis pour réduire au moins de 10% les pertes. Nous mettons le paquet pour atteindre à moyen terme les normes qui varient entre 15 et 20%. Pour lutter contre le gaspillage d’un produit aussi précieux, une compagne de sensibilisation est depuis un certain temps menée en milieu scolaire », souligne notre interlocuteur qui nous fait en outre savoir que les unités ADE Béjaïa et M’sila seront prochainement rattachées à la zone de Sétif. L’on apprend, par ailleurs, que l’unité de Sétif qui dessert 10 communes (70% de la population de la wilaya) vient de prendre en charge la gestion des réseaux de deux nouvelles communes à savoir Bir El Arch et Bougaâ, qui vont intégrer le système du détail. Les créances non recouvertes mettent à mal les équilibres de l’unité. Avec l’appui des autorités de la wilaya, l’ADE qui vient de récupérer 80 millions de dinars reste au vu des 280 millions détenues par les mauvais payeurs, loin du compte...

Kamel Beniaiche


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