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Le Net au service des troupes théâtrales de Sétif

jeudi 8 décembre 2005, écrit par : Boutebna N.

Conformément aux règles protocolaires et institutionnelles internationales dans les domaines artistique et culturel, les représentations nationales étant codifiées répertoriées ou censées obéir à des critères relevant de l’autorité des pouvoirs publics, sont sélectionnées dans le but de servir le prolongement de la création artistique au-delà des frontières.
Dans le domaine théâtral, le TNA ou les théâtres régionaux relevant de la tutelle du ministère de la Culture, assurent la mission d’« ambassadeur artistique ».
Mais les critères de sélection semblent échapper au jugement rationnel, selon l’homme de l’art qui réclame à cet égard la codification et la quantification de l’exercice artistique.
Les troupes de théâtre amateur établies à Sétif estiment qu’en l’absence de festival d’envergure internationale inscrit par l’institution en Algérie et faute d’environnement artistique adéquat, dont l’exercice de l’activité de critique journalistique notamment, on ne pourrait cerner les contours d’une classification rigoureuse des valeurs des produits artistiques nationaux.
Depuis quelques années déjà, le rendement des troupes théâtrales professionnelles alterne entre la médiocrité et la stérilité, arguent-ils, en l’absence de travail de recherche, de motivation, bref, de production. Pour faire face au problème de diffusion au niveau national et à la réduction du nombre de spectacles, ces troupes se sont orientées au cours des trois dernières années vers un nouveau créneau d’expression à l’étranger par le biais de contacts via Internet. « Notre participation aux festivals d’Aurillac, de St Léger en France ou au Festival international du théâtre amateur de Hammamet en Tunisie ont été plus que bénéfiques pour nous », estime le metteur en scène de la troupe El Fouara qui insiste sur l’exportation de la culture nationale dans toute sa diversité à l’étranger.
En France par exemple, face à la contrainte de la langue, Lamri Beddar explique que la mise en scène est axée sur l’action et le gestuel d’où la mise en place du théâtre de l’image par opposition au travail textuel. Là, le geste se confond à la danse et au chant du terroir national, kabyle, chaoui, sahraoui.
D’après ces troupes locales, contrairement au théâtre traduit, le genre de théâtre de l’action et de l’image tout en véhiculant les traces du folklore et du patrimoine national algériens profite d’une appréciation particulière tant de la part des troupes étrangères que du public qui adhère à la nouveauté du style en présence. Reste que l’attrait constitué par les festivals étrangers ouvre une brèche opportune à nos troupes pour la diffusion de leurs spectacles, leurs encouragements ainsi que la mise en place de rapports d’attache amicale et professionnelle en prévision des rendez-vous à venir.
En dehors des motivations financières représentées par la prise en charge du billet d’avion et du séjour, l’art s’assigne désormais le caractère universel d’échange et de libre circulation malgré les contraintes dressées par les barrières des frontières... et des administrations censées tout faire pour promouvoir et diffuser la culture algérienne.

A. B.

La Tribune


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