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L’HIVER A SÉTIF

Entre routes impraticables et coupures de courant
dimanche 18 décembre 2005, écrit par : Boutebna N.

Les populations des localités situées au nord du chef-lieu de Sétif vivent la saison hivernale comme un véritable cauchemar, et ce, pour la multitude de problèmes et de désagréments qu’affrontent les habitants de cette région montagneuse, connue pour son enclavement et son froid sibérien. Bouandas, Guenzet, Aït- Ourtilan, Tala Iffassen et Bousselam sont des noms entre autres devenus synonymes d’isolement.

Les chutes de neige, faits habituels dans ces localités perchées pour la plupart sur des hauteurs dépassant les 1 000 mètres d’altitude, constituent encore, en ce XXIe siècle, un souci majeur pour les citoyens de la région en période hivernale. Comme ce fut le cas la semaine écoulée où il a suffi que la neige fasse une couche de 10 cm pour que les milliers de montagnards éparpillés sur les monts de Taquintoucht, Aït-Tizi et Aït- Mohli se trouvent coupés du reste du monde. N’étant pas équipés de chasse-neige et autres engins, les autorités locales se contentent de partager l’isolement avec leurs administrés. Il est rappeler que l’état des routes dans ces régions est des plus déplorables. Une situation qui s’aggrave dès la tombée des premières gouttes de pluie, rendant ainsi les chemins communaux impraticables. Le chemin de wilaya, reliant Bouandas à Aït-Ourtilane et Barbacha en passant par Bousselam, se trouve également en état de détérioration très avancé, bien qu’il joue un rôle prépondérant dans la vie économique des zones limitrophes des frontières administratives de Sétif et Béjaïa. Le chemin a été au cours des deux mois écoulés l’objet de plusieurs travaux de réfection. Toutefois, les résultats n’ont pas donné satisfaction aux usagers de cet axe routier en raison du “non-respect des normes techniques dans la réparation et la réalisation de ce genre d’infrastructures”, affirme le responsable d’une société de travaux publics. La moitié du village de Aït-Amara se trouve isolée depuis six mois à cause d’une érosion de terrain qui a occasionné en plus du blocage de la route un glissement d’une habitation. L’incident a failli tourner au drame si ce n’est la vigilance des voisins qui ont évacué rapidement la famille habitant la demeure sinistrée. Les coupures d’électricité sont un autre casse-tête qui rend la vie des citoyens encore plus dure. En effet, les abonnés Sonelgaz se plaignent des coupures fréquentes et longues du courant. A titre d’exemple, le chef-lieu de la daïra d’Aït- Ourtilane a été plongé dans le noir 24 heures au cours de cette semaine. Les pannes qui surviennent le plus normalement du monde au niveau des villages reculés ne sont jamais réglées à temps, déclare un habitant d’Aït-Naoual M’zada, qui poursuit : “Nous attendons le remplacement d’un pylône électrique endommagé depuis 10 ans, mais la Sonelgaz n’apparaît que pour réclamer son dû”. Plusieurs secteurs d’activité souffrent de cette situation, à l’instar des P et T, les centre de santé et les écoles. Les ateliers de production et les aviculteurs subissent, pour leur part, de grandes pertes à cause de ce problème de pannes, qui peuvent durer jusqu’à trois jours. Dans le maigre espoir de voir un jour leurs maisons desservies en gaz de ville, les populations du nord sétifien s’aliment en mazout, en bois et en gaz butane pour faire face à un hiver qui s’annonce rigoureux. D’autre part, plusieurs communes ne disposent pas encore de lignes de téléphonie fixe. Chose qui a empêché l’ouverture d’espaces Internet au grand public. Croyant aux promesses réitérées maintes fois par les responsables concernés, les jeunes à Bousselam ont déjà préparé leurs cybers et n’attendent que l’arrivée des lignes téléphoniques. Hélas, la réalisation de ce projet tant attendu est toujours reportée aux calendes grecques. Même constat pour les projets de maternité et de lycée de Aïn- Doukar, qui traînent depuis des années. Farouk Djouadi

Recrudescence des vols de voitures

En moins d’une semaine, trois véhicules touristiques ont été volés à Sétif. Le premier vol a eu lieu mardi dernier, quand un professeur d’université a été agressé et dépossédé de son véhicule une Peaugeot 307, devant son domicile à la cité Boussekine. Le lendemain, c’est une Renault Kangoo qui a été dérobée à son propriétaire, un laitier, en train de décharger sa marchandise au niveau de la cité populaire et populeuse Yahiaoui (Tanja). Auparavant, à Mezloug, un conducteur d’une Renault Laguna a fait l’objet, d’une agression au moment où il passait sur un ralentisseur. Il sera extirpé de force de sa voiture par des malfaiteurs qui la lui subtiliseront avec une facilité déconcertante. Après les cambriolages, les vols de postes radio et autres larcins, c’est au tour des vols de voitures de prendre de l’ampleur dans une ville dite sécurisée.
I. S.

Le Soir d’Algérie


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