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160 employés sans salaires depuis six mois

mercredi 1er mars 2006, écrit par : Nedj

L’unité de montage et de maintenance industriels (UMMI) de Tarsi-Sétif, une filiale du groupe ENCC, est au bord de la faillite. La société qui est une référence en matière de montage des charpentes, tuyauterie de process, pompe et stockage pour produits liquides et divers autres domaines, est sans plan de charge depuis des mois.

Cette situation, s’apparentant à un chômage technique, s’est répercutée sur la trésorerie. Ainsi, et contrairement aux travailleurs des unités d’Alger, d’Annaba et d’Oran, ceux de Sétif sont sans salaire depuis 6 mois. Paradoxalement, le directeur de la structure, perçoit sa mensualité. Afin d’alerter les pouvoirs publics sur la difficile situation d’une entreprise possédant un inestimable savoir-faire, les travailleurs ont tenu le 19 février une assemblée générale. Le président-directeur général chapeautant les quatre unités, et les instances syndicales (UGTA) ont assisté à ce conclave qui a catégoriquement rejeté la fermeture de l’unité au bord du gouffre, à cause de la mauvaise gestion ayant engendré des déficits. Cette situation qui hypothèque l’existence même de Tarsi-Sétif a atteint un seuil critique, à tel point que son compte bancaire est bloqué. Pour sauver leur outil de travail et leur croûte, les travailleurs, qui refusent toute compression et la fermeture de leur unité, postulent pour son rachat. Le PDG a, de son côté, promis de faire le nécessaire auprès des instances bancaires afin d’obtenir les crédits nécessaires devant permettre à l’unité d’enclencher un redressement susceptible de sauvegarder 160 emplois : « L’unité ayant à son actif de nombreux grands ouvrages réalisés à travers les quatre coins du pays, surtout du côté des régions pétrolières, telles que Hassi R’mel, In Amenas, Guassi Touil et dans bien d’autres régions..., mérite eu égard à son expérience et savoir-faire une autre chance », dira non sans une certaine amertume le secrétaire général de la section syndicale, M. Laroug, qui attend à l’instar de ses collègues un signe des pouvoirs publics...

Kamel Beniaiche, Source : El Watan


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